LETTRE OUVERTE À FEMME FERMÉE



Lettre Ouverte à Femme Fermée » est une lettre, ouverte par défaut, à une femme, fermée car enfermée. Dans l’Im-monde. Par d’autres et elle-même. Par con(ne)ventions et superstitions. Par croyances et delirium tremens.

           Oui. Enfermée. Loin. Très. En elle. Mona. 

     Mona. 

     Mona ! 

     Mona ? 

Mais existes-Tu seulement, Mona, ailleurs qu’en moi ?


« Qu’il est étrange d’écrire le mot encre », rédige David(s) Barrouk. Tout comme il est étrange d’écrire avec cette encre-ci, cette lettre ouverte-là.

Méandres lucides ou folle mise en abyme ? Délirium onanisite ou Hic Sunt Dracones ? Bouteille à la mer ou Taj Mahal en feu ? Enfant difforme de mouvement OuLiPo (Ouvroir de Littérature Potentielle) ou fulgurant O.B.N.I (Objet Brulant Non Identifié) ? Une chose est sûre : c’est l’ouvrage d’un emprunté styliste qui vole tout autant à l’acidulé de la Pop Culture qu’à la théâtralité décomplexée des sombres Romantiques. Un hybride délibérément fétichiste dont la fusion des styles en enfante un nouveau : le Barroukisme ?

Puisque nous « vivons » dans l’Im-monde où tout est à l’envers, le passé nous le dira et l’avenir s’en rappelle. Reste alors le présent du Présent, cette Lettre Ouverte et, mal sûr, la Femme qui, en le hantant de sa cruelle omniabscence, nous envoûte de sa sublime omniprésence : Mona.

Quoi qu’elle en soit, on peut affirmer que à la façon de Durell à propos de son livre « Le Carnet Noir » : « Le lecteur saura reconnaitre en lui le cri de révolte contre la littérature d’un homme en colère particulièrement écœuré par tout ce que la culture avait tenté de momifier en lui, et il tenait désespérément de se libérer de bandelettes de ce cadavre qui l’étouffait. D’où ce livre chaotique dans son refus d ’obéir à tout les lois de la composition. »



Ce livre raconte la passion d’un homme pour une femme absente. Si l’intrigue reste à la surface des choses et s’en tient à ses contours accidentels, « Lettre Ouverte À Femme Fermée », est une radiologie de l’âme, qui perçoit, non le relief d’une obsession mais son squelette, son tracé fluorescent, organique et hallucinatoire, et laisse le lecteur ivre et sonnée comme à la sortie d’un labyrinthe.

Julie Grelley, Romancière, Auteur de « Anges » aux Éditions Albin Michel


LE DOSSIER DE PRESSE DE
« LETTRE OUVERTE À FEMME FERMÉE »

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LETTRE OUVERTE À FEMME FERMÉE